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Choeung Ek « killing fields »

Situé à 17 km au sud-ouest de Phnom-Penh, Choeung Ek est un mémorial pour les victimes du régime khmer rouge. Très calme et très paisible, cet endroit vous permet de découvrir plusieurs vestiges qui conservent encore aujourd’hui cette histoire triste et horrifiante. Alors pour les amateurs de sensations fortes, ce site leur réserve une destination sortie d’un film dramatique.

Histoire

Entre 1975 à 1979, Choeung Ek fut à l’origine un champ d’exécution et un cimetière pour les prisonniers du régime des Khmers rouges sous Pol Pot. A cette époque, les prisonniers y étaient amenés par les gardiens depuis la prison S-21 puis abattus comme des animaux dès leur arrivée. Les gardiens avaient pour ordre de massacrer les victimes à coups de pioches, de marteaux ou de machettes.

Ce site fut découvert pour la première fois par un paysan du village de Choeung Ek, vers le début de 1979, juste après la chute du régime de Pol Pot.

Visiter le champ de tuerie de Choeung Ek

Sur une superficie de 20 000 m², Choeung Ek reste le plus grand champ de tuerie au Cambodge. Au milieu, il est dominé par un stupa blanc de 17 étages. Il s’agit d’un stupa bouddhiste en forme de tour qui a été construit, en 1988, pour commémorer les victimes du régime de Pol Pot.

Élevée sur une base carrée, cette tour d’architecture khmère possède une toiture finement construite. On trouve sur les deux côtés d’un cone pointu deux toitures superposées et terminées par un objet de décoration.

Appelée stupa mémorial, cette tour se démarque à travers ses 8 985 ossements et crânes retrouvés sur les fosses communes. D’après les spécialistes, ces ossements sont les restes des 17 000 prisonniers tués par ici, y compris des femmes et des enfants. Disposés selon l’âge et le sexe, les crânes portent encore des marques reflétant le traumatisme de leur torture.

Le site dispose ainsi plus de 129 fosses communes dont environ 80 sont fouillées. En regardant bien les fosses, vous pourrez encore y trouver des restes humains dont des vêtements ou des ossements.

Poussant sur le verger, un arbre centenaire témoigne encore jusqu’à aujourd’hui de cette histoire terrifiante. A cette époque, les gardiens du camp y plaçaient un haut-parleur. On y diffusait des chansons pour atténuer ou pour couvrir les cris des victimes. Laissés par les visiteurs qui veulent faire un petit geste de solidarité, plusieurs bracelets de l’amitié ornent la base de l’arbre.

Pour visiter cet endroit, le meilleur moment pour s’y rendre reste le mois de mai. Durant cette période, plus exactement le 09 mai, l’administration locale y organise la cérémonie annuelle commémorative.

Pour la visite de site, des guides audio sont disponibles. En écoutant ces enregistrements, vous aurez sûrement l’impression de revivre cette période et d’apprendre son histoire. Pour le grand plaisir des touristes étrangers, ce guide audio est disponible en plusieurs langues.

Comment s’y rendre

Très proche de la ville de Phnom Penh, Choeung Ek est accessible par le moyen d’un tut-tuk. En général, selon les chauffeurs, le trajet pour s’y rendre prend environ 45 minutes.

Horaires et tarifs

Le site est ouvert de 7h30 jusqu’à 17h30.

Choeung Ek

Choeung Ek: Un lieu de mémoire pour les victimes du génocide cambodgien

Situé à environ 17 kilomètres de Phnom Penh, Choeung Ek est un site chargé d’histoire, de mémoire et de douleur. Il s’agit en effet d’un des sites les plus tristement célèbres du Cambodge, marqué par les horreurs du génocide perpétré par le régime des Khmers rouges entre 1975 et 1979.

Aujourd’hui transformé en mémorial, Choeung Ek rappelle aux visiteurs l’ampleur des atrocités commises par le régime de Pol Pot, qui a causé la mort de plus de deux millions de personnes, soit environ un quart de la population cambodgienne. Le site est en effet le lieu d’exécution de milliers de prisonniers du camp de détention de Tuol Sleng, également connu sous le nom de S-21.

En se promenant à travers le site, les visiteurs peuvent encore voir les fosses communes où les corps des victimes ont été enterrés. Des stèles commémoratives et un stupa bouddhiste, contenant les restes de milliers de victimes, sont là pour rappeler l’horreur vécue par ces hommes, femmes et enfants innocents.

Choeung Ek est aujourd’hui un lieu de mémoire et de recueillement, où les Cambodgiens et les visiteurs du monde entier peuvent venir se recueillir et rendre hommage aux victimes du régime des Khmers rouges. C’est aussi un rappel poignant de la nécessité de préserver la mémoire collective pour que de tels événements ne se reproduisent plus jamais.

En visitant Choeung Ek, on ressent toute la douleur et la souffrance des victimes, mais aussi leur résilience et leur courage face à l’adversité. C’est un lieu qui invite à la réflexion et à la compassion, et qui rappelle l’importance de la communication pour préserver la mémoire collective et sensibiliser les générations futures aux horreurs du passé.